平成21年1月23日金曜日

Peace & Smile Carnival 2009年1月3日@ 日本武道館

Les PHOTOOOOOS!







SuG

Kagrra

alice nine

The GazettE

雅miyavi






Des photographes de music japan+ se sont amusés à repérer dans la foule les spectateurs avec un style qui déchire, inutile de préciser qu'on en fait évidemment partie!
(On ne précisera pas qu'ils ne parlaient pas vraiment japonais, ce qui limitait quelque peu leurs recherches...)

平成21年1月21日水曜日

Tokio Tower

On ne saurait vous recommander de faire une excursion à la Tokio Tower qui s'avère bien plus chère et pas aussi haute que ses concurrentes de Shinjuku et Roppongi. Et pourtant, on l'a fait. On se rappelle dans notre tout premier anime qu'on a vu quand on était toute petite, on se rappelle des apparitions mystérieuses dans les rêves de Sakura, justement sur la Tokio Tower, alors oui, un peu d'émotion en la voyant en vrai.


Outre le fait de se sentir rassurée de savoir qu'elle existe réellement, la Tokio Tower offre énormément d'autres intérêts. Premièrement les lumières multicolores pendant la montée en ascenseur accompagnée d'une musique bien futuriste, ambiance Euromir. Sans compter les petites vitres par terre à 150 mètres du sol où on peut même marcher dessus.


La vue depuis la Tokio Tower nous offre la certitude que, contrairement à la Tokio Tower elle-même, le Mont Fuji est une légende inventée par un sournois entrepreneur pour attirer le touriste trop naïf.


Mais le must de la visite reste évidemment cette étonnante découverte faite sur la vitrine d'un des shop de la Tokio Tower.
Tout commentaire serait superflu.


Le sens de l'orientation aussi auguisé que l'oeil de la taupe

Par une journée pas du tout ensoleillée, oui tout avait déjà très bien commencé, après une éprouvante journée de cours qui dura tout de même dans les une heure, on a pris la direction du palais impérial pour rejoindre Felicia. Sauté dans le metro et finit tout de même après cet éprouvant trajet par arriver à la gare de Tokyo 30 minutes plus tard, rendez-vous dans 2 minutes, ça devrait le faire.
Pour sa défense, on dira que ce n'est pas qu'on est pas douée pour se retrouver sur le plan de la gare de Tokyo, mais plutôt que la sortie direction palais impériale est vraiment très bien cachée.
Arrivée sur place avec près de 15 minutes de retard, je reçois soudain un appel d'une cabine téléphonique; Felicia. Mais le truc sonne un coup et ... plus rien. Je décide donc sagement d'attendre devant la porte jusqu'à 13h33 et finis finalement par retrouver ma chère camarade.



C'est là que l'aventure commence; dans le coin trouver un restaurant n'est déjà pas chose facile, mais en plus abordable et ouvert après 14h est un défi qui mettra nos nerfs et nos pieds à rude épreuve.
Rassasiées, retour au jardin est du palais impérial qui s'avère être un très joli endroit de balade. Enfin, quand il y a de la végétation, cela va de soi. Oui, visiter un jardin en hiver n'est pas forcément l'idée la plus brillante que l'on ait eue, il faut avouer.


Mais l'ambiance est plutôt agréable dans ce paisible petit bout d'histoire en plein centre du quartier des affaires, contraste décidément très japonais. Oui, le Japon est, comme chacun le sait, un mélange de tradition et de modernité. J'en connais une qui a bien retenu ses cours d'histoire avec ce cher M. Souyri...


Après avoir lâchement abandonné Felicia au musée d'art moderne, on part à la recherche de la station Otemachi devant laquelle on est passée tout à l'heure, oui, c'était juste là à gauche, on se rappelle bien. On passe sous l'autoroute ("Tiens, y avait un pont ici avant?") et 1 minutes plus tard alors qu'on commence finalement à se dire que c'est peut-être pas par là qu'on est passé tout à l'heure, une sensation de déjà vu, comme si cet endroit nous était familier.
Je lève les yeux.
Je suis devant le bâtiment de 共立女子大学, mon université, mon point de départ.

平成21年1月4日日曜日

PEACE AND SMILE

- PHOTO COMING SOON-
Attention, pavé géant, en mode groupie gravement atteinte.

On avait attendu depuis si longtemps que ce jour arrive enfin. Déjà en Suisse on avait rêvé que l'occasion se présente sans vraiment y croire, ensuite au Japon, on avait eu la chance de tomber par le plus grand des hasards ―appelons-le Destinー sur l'objet de nos fantasmes, alors, après des journées entières de bourrage de crâne musical dans sa chambre, après une séance shopping marathon de près de 6 heures remplie de doutes et d'hésitations à Harajuku, crevée et les pieds en compote, ça y est on était enfin prête.
On pouvait commencer l'année en beauté, 7 groupes différents 100% visual kei, plus de 5 heures de live, dans une des plus grandes salles de concert de Tokyo, date mémorable, c'est le concert final de la tournée de commémoration des 10 ans de PS COMPANY, Peace & Smile Carnival au 日本武道館 le 3 janvier 2009.


Le choc subi en découvrant où se situait notre place. En gros, de toute la salle, il n'y a aucune place qui soit plus éloignée de la scène que le mienne. Imaginez le truc, devant la scène il y a toute l'arène, ensuite le premier étage, ensuite le deuxième étage et enfin, derrière toutes les places du deuxième étage, il y a moi, debout. Mais au moins je suis en face de la scène, parce qu'il y a aussi des places derrière!
Oui, pour admirer les fesses des artistes.

Le jour J, je prends mon courage à quatre pattes, c'est la première fois que je vais à un concert de visual kei, c'est la première fois que je vais à un concert au Japon, c'est la première fois que je vais à un concert toute seule. Et ça fait beaucoup de premières fois.
Je me dis que je n'ai pas besoin d'arriver sur place des plombes à l'avance pour avoir une bonne place vu que j'en ai déjà une réservée et que de toute façon, elle est toute pourrie! Mais c'est après une file de près de 2 heures pour le stand des goodies, pendant laquelle notons que je me suis faite prendre en photo par des journalistes d'un magazine online pour mon style inimitable et irrésistible (ma journée à Harajuku n'aura pas servi à rien), que je me rend compte de mon erreur, les trucs cool sont déjà presque tous sold out! Je fais ma groupie jusqu'au bout et j'achète le truc de fan incontournable, le mega book de photo, bon je vais quand même pas jusqu'aux petites pochettes genre panini avec 6 photos et un strap de keitai à l'effigie des héros du jour. Même si j'avoue ... j'ai hésité.
Une fois à l'intérieur, et après avoir viré la miss qui était posée à ma place, je m'attendais à pire, à cause du souvenir du concert d'un certain Mika à paléo l'année passée, mais je me rassure, j'ai une super vue sur la scène et les gens qui sont dessus ne sont pas aussi petits que je l'aurais imaginé.
16 h pile (Oui, on a pas idée de faire un concert en plein après-midi,je trouve aussi), les lumières s'éteignent, la magie commence avec mon groupe préféré, SUG (malgré l'affreuse coupe de cheveux du moment de Takeru) ! Et d'un coup tout le monde se met à danser la même chose, j'y comprend rien du tout. Et quand j'essaie de suivre le truc, les mouvements changent. Je suis carrément paumée!
En jetant un oeil au public en bas, je me dis qu'un truc pareil à un concert de rock en Suisse, c'est carrément inimaginable! D'abord il n'y a que des places assises, malgré la musique bien rock, les filles se sont justes levées, pas d'assaut hystérique vers la scène, tout le monde reste bien sagement à sa place en suivant la même chorégraphie.
3 chansons plus tard, ils reprennent déjà le chemin de la sortie. Juste après, la fille à côté de moi me fout les boules de ma vie en se mettant soudainement à grogner telle la hyiène hystérique. Et tout le public se met gentiment à faire pareil, charmante façon de saluer SCREW, le groupe suivant...
C'est après la deuxième première partie que le concert commence vraiment, petit speech de Miyavi, et tout le public sort ses éventails dorés pour accueillir le groupe suivant, Kagrra, avec son chanteur sublime dans son kimono rouge.
Puisque la discographie complète de 7 groupes ça fait un peu beaucoup, j'avais fait ma petite sélection et carrément laissé tomber le groupe d'après, Kra, qui d'ailleurs pendant le concert me paraît un peu fade au milieu de tous les autres, autant dans leur style de fringues que dans leur musique jusqu'à leur dernière chanson, 『雨音はショパンの調べ』, j'adore.
On passe alors à Alice nine, tout le monde sort sa petite lampe de poche, encore un rituel qui m'est bien inconnu, et au milieu de la première chanson, toutes les lumières s'éteignent, des milliers de petites lucioles dansent au rythme de la musique en suivant les chorégraphies du public, moment magique, un petit côté Disneyland...
Avant les 2 derniers concerts, c'est carrément l'euphorie, ne reste plus que le best du best, la crème du visual kei, ça recommence à grogner dans tous les coins, pas trop de doutes sur la suite du programme... The GazettE apparaît sur scène, pas de coiffures déjantées, ni de fringues du même acabit, ils sont tous habillés en hakama. Et ça le fait. Grave. Le public est carrément déchaîné, c'est l'apogée du concert.
Déjà avant le dernier artiste, de loin the last but not the least, on a l'impression que ça fatigue un peu, la fin se fait sentir, mais on reprend du poil de la bête, jusqu'au bout. D'autant plus que maintenant que j'ai capté comment ça marche, je suis à fond dans le coup, je maîtrise trop la chorégraphie! Allez, je m'y mets aussi "Miyaviiiiiiiiiiii". Commence avec un solo de guitare d'enfer, danse, chant, il change de fringues entre chacune de ses chansons pour coller au style de la musique, il fait trop son one man show et il assure, grave.
C'est après leur avoir souhaité encore une fois une bonne année et bon anniversaire, tout le public main dans la main, que les artistes s'en vont. Encore dans la magie du moment, on rentre en rêvassant dans le metro, ipody a fond dans les oreilles.
Ce n'est que le lendemain que commence la dépression post concert habituelle, envie de pleurer chaque fois que j'entends une chanson du live d'hier, passé la journée à checker les prochaines dates de concert sur internet, même si on truc pareil, ben ça arrive que tous les 10 ans, quoi!