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On les croyait terminées depuis des lustres, mais c'est en traversant le fameux passage piéton de Shibuya en cet après-midi de 31 décembre 2008 que l'on se rend compte qu'il y a encore tant de barbares à convertir en ce bas-monde et que pour le bien de tous, elles continuent, les croisades. En effet, aujourd'hui, l'évangélisation a remplacé les habituelles pub pour les shampoings et autres nouvelles chansons de Johnnys! On peut entendre en boucle dans tous les haut parleurs de la rue que "Jésus est mort pour nous, qu'il faut croire en lui, qu'il pardonnera nos crimes et que nous pourrons tranquillement aller au paradis." On peut même voir des affiches un peu partout portant le même discours. Et encore plus dingue, mais décidément terriblement japonais, on distribue même des mouchoirs publicitaires pour Jésus, que je n'ai malheureusement pas réussi à me procurer. Oui, on a probablement dû penser qu'il était inutile de m'en refiler vu que j'étais évidemment déjà une croyante convaincue.Quelques heures plus tard, de retour au même endroit, les affiches et haut parleurs divins ont disparu des rues de Shibuya pour laisser place à une horde de sauvages barbares venus passer le cap de la nouvelle année au coeur de Tokyo. Le pauvre quartier de Shibuya se retrouve envahi d'Occidenatux déchaînés et prêts à faire la fête jusqu'au bout de la nuit, seuls quelques rares Japonais seront venus jusqu'ici pour fêter Nouvel An.
Shibuya aux 12 coups de minuitAllez, あけおめ et bienvenue en 平成 21!
Après avoir dû renoncer à aller rendre visite à Mickey mercredi pour cause de soudain changement de météo c'est par un vendredi bien frileux en ce mois de décembre (on frôle les 12 C, ça caille grave!) que nous avons, avec notre chère compatriote, finalement pris la route pour le pays de la souris. C'est dans le train que pour la première fois du séjour on se rappelle que oui, Tokyo est bel et bien au bord de la mer! Et que Disneyland se trouve sur une presqu'île artificielle! Pluto dépaysant!
Transposées dans un autre monde, c'est ambiance j'ai 5 ans dès l'arrivée dans le parc avec les musiques magiques de Disney, la rencontre de Robin des bois et les décorations de Noël dans les petites ruelles féériques.
Pour la première fois on aperçoit enfin en vrai le château de la Belle Au Bois Dormant, en compagnie d'icelle. On avait presque fini par croire que c'était une légende comme le mont Fuji qui, comme chacun le sait, n'existe pas. Mais il est bien réel, pour peu, on apercevrait le prince Charmant en train de rêvasser accoudé à une des petites fenêtres dans la plus haute chambre de la plus haute tour...
On s'émerveille à chaque coin de rue en découvrant les décors de nos films préférés, en rencontrant les personnages qui ont marqué notre enfance (oui, jusqu'à nos 20 ans...), en visitant leur maison.
Telle l'ostie, on déguste même les représentations de nos idoles préférées pour se sentir envahi du Saint Esprit de Walt Disney...
On s'attaque à un petit tour du parc accompagné de quelques petites attractions où la file d'attente n'est pas exagérément longue avant de partir à la recherche du restaurant qui fera la joie de notre estomac pour ce midi; ce sera chez Alice au pays des merveilles que l'on va déguster le repas de la journée. Dur, mais on résiste tout de même au fameux gâteau de non anniversaire du chapelier fou...
Après des plombes passées dans les files d'attentes, la nuit tombe gentiment, Disneyland s'illumine!
Dans l'ambiance darkness, on décide donc, évidemment, de visiter le manoir du plus célèbre et plus adorable des squelettes, Jack Skellington! C'est là qu'on passe à ça de la catastrophe; le mix de mon souper super léger (un katsudon burger) avec les
changements de températures entre intérieur et extérieur et les mélanges d'odeurs qui se promènent dans le parc, je manque de vomir dans la file d'attente. Mais après quelques minutes de pause, les maux de ventre se calment le temps de faire enfin l'attraction que j'attendais impatiemment. Une fois sortie, impossible de rester debout plus de 10 minutes, je rate la moitié de la superbe parade où défilent Nemo, Peter Pan et même le bon vieux Eliotte le Dragon couverts de lumières multicolores.On décide finalement de ne pas attendre le feu d'artifice et de rentrer tranquillement chez soi en se demandant déjà par quoi on commencera la journée quand on reviendra cet été!!
Tout a commencé un dimanche matin comme en fait un peu toutes les semaines; rentrée avec les premiers métros, un mal de pieds terribles à cause des foutues (mais trop belles!) chaussures après avoir passé une soirée mémorable! Hop, au lit, une petite sieste avant de passer une journée tranquille à la maison.14h, réveil, on se marre en voyant qu'on a encore un oeil qui est resté tout collé, ce qu'on met évidemment sur le dos du manque de sommeil. En plus ça va, aujourd'hui pas besoin de sortir de chez soi!Le soir, on continue de se gratter l'oeil, ça démange un peu, c'est rouge, ça coule, mais bon, avec une bonne nuit de sommeil, pas de soucis, ça va bien se réparer! Ce qu'on peut être naïf à l'autre bout du monde!Lundi matin, ça n'a pas bougé d'un poilounet, heureusement que c'est du côté où on a sa jolie frange qui a enfin une vrai utilité plutôt que de ne faire que de tomber devant les yeux d'habitude, cette fois, on s'en sert bien pour cacher les dégâts parce qu'il faut avouer que ça vire gentiment au film d'horreur, l'oeil bien bleu injectéé de sang... En rentrant chez soi après avoir passé une journée caché sous sa cheveulure, on tente désespérément la compresse de thé, des fois ça marche, on y croit.Mardi matin, il faut se rendre à l'évidence, ça semble plus grave qu'on ne le pensait! On se décide à se rendre à l'hôpital. L'infirmière de l'uni nous envoie chez un ophtalmologue chez qui on se rend heureusement accompagnée! On tente tant bien que mal de traduire le formulaire à remplir puis la réceptionniste nous case dans un petit coin en retrait de la salle d'attente, en quarantaine visiblement.Rassurée quand on se rend compte que le docteur sait tout de suite de quoi il s'agit. Tout aussi connu que le fameux rhume de la hanche (si, si, il existe), c'est un non moins célèbre rhume de l'oeil que nous avons contracté! Et, ô joie, le truc va durer dans les 2 semaines! On me conseille tout de même de mettre un joli bandeau de pirate pour cacher l'affrosité de la chose. Le pire étant évidemment qu'à part un petit garçon qui est parti effrayé en pleurant, tout le monde semble carrément indifférent à mon gros patch sur l'oeil!
Ou alors ce serait plutôt le fait qu'en restant plantée pendant 15 minutes sur une place à Shinjuku 2 mecs sont quand même venus me demander mon numéro... !? öÔ
